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Very Bad Mood!!

Le 28 septembre 2013, 18:00 dans Humeurs 0

J'étais donc toujours torchée, toujours devant mon ordi lorsque je me suis retrouvée en train de taper "Allô Nabilla" sur Google (SURTOUT ne me demandez pas pourquoi, je ne veux pas m'en souvenir) quand tout à coup mon estomac grogna. Je suis donc allée sur Youtube et j'ai tapé Cupcake Chocolat/Banane et, tout en léchant l'écran dans un mouvement de va-et-vient, j'avais la chanson Manau du groupe La tribu de Dana dans la tête et c'est à ce moment précis que je me suis souvenue que le père de Suzanne était breton. 
...
...
Réaction des lectrices : QUOI? TOUT CE RAISONNEMENT À LA CON POUR ÇA? JE SUIS DÉSOLÉE JE ME CASSE, TU TE TROUVES DES AMIS OU PAS JE M'EN TAMPONNE SEC MAIS ÇA VA LÀ! FAUT PAS POUSSER MÉMÉ DANS LES ORTIES NON PLUS!

Du calme les filles, j'y viens.
DONC, avant d'être interrompue, j'allais vous informer de l'existence du frère de Suzanne. Enfin demi-frère. Alexandre qu'il s'appelle.
Pourquoi demi-frère?
Et bien tout simplement parce que, leur mère a eu une aventure avec un magnifique mulâtre des îles caribéennes, ou Cuba pour faire plus simple.
Le hic, c'est qu'elle était mariée.
Au père de Suzanne.
Depuis deux mois. Janvier 1984 plus exactement. D'ailleurs c'est fou, Suzanne est née en janvier 84 mais...attendez...

Oui vous avez raison, sa mère a eu une liaison extra-conjugale d'un inconnu et est tombée enceinte de lui à peine deux mois après la naissance de sa fille, et oui c'est extrêmement glauque.
Pour sa défense, il faut savoir que la mère de Suzanne et d'Alexandre, Véronique, traversait une période assez difficile. Elle était déjà en dépression bien avant la naissance de Suzanne et son futur mari n'était pas très compréhensif par rapport à cette maladie. Pour lui c'était du cinéma. Enfin, vous voyez de quel genre de con je veux parler.
Bref, à la naissance de Suzanne, Véronique ne pouvait pas s'occuper d'elle et la confia à sa mère pendant plus de deux mois tandis qu'elle faisait ses bagages, direction Cuba. Vous l'avez sans doute deviné, 9 mois plus tard, en décembre 1984, le petit Alexandre Alexis Jr Ochoa était né.  Entre temps, le mari était devenu ex-mari et Véronique, une mère célibataire avec deux enfants particulièrement bruyants, mais qui donnèrent un sens à sa vie. Elle mit du temps à remonter la pente mais elle n'était jamais seule. Toujours épaulée par sa mère et sa soeur Virginie, de 8 ans sa cadette, qui l'aidait à sa façon, en l'emmenant faire la fête dans tout Paris. Mais c'est le geste qui compte, on est bien d'accord?
Voilà pour les papas biologiques des 2 futurs protagonistes
 de ma petite histoire. 

Revenons à Facebook et à Alexandre et Suzanne.  
Encore et toujours bourrée (oui je mets du temps à désaouler moi), je me suis donc mise à taper Alexandre Ochoa sur le moteur de recherche de Facebook et...miracle!
Mon Dieu, il n'avait absolument pas changé.  Bon d'accord, sur sa photo de profil, il avait pris dix ans de plus. Mais ça lui allait plutôt bien. Grand, fin, les cheveux bruns et bouclés qui lui tombaient vers la nuque, une bouche fine, le regard sévère malgré des yeux verts aux reflets or.
Les fille il n'y a pas à dire: les hommes embellissent en vieillisant, tandis que nous, nous dépérissons. La nature est cruelle vraiment.
Mais attention, qui dit bel homme, dit automatiquement gros connard! Et ça n'a pas loupé. 

Déjà, à 19 ans, il était particulièrement hautain et méprisant, mais là... J'ai eu le malheur de l'ajouter en ami, et de lui envoyer un message privé tout gentil, tout mignon: "Salut Alexandre! Comment ça va? Ça fait longtemps, hein, qu'est-ce tu deviens? :)" et j'ai mis un smiley, un FOUTU smiley à la con!!!
A peine une minute plus tard, il me répondit, sans m'ajouter, et toujours via message privé: 

"On se connaît?"
Grr... Cette phrase n'est pas juste énervante? L'alcool me montait au nez et je peux vous dire que quand je suis dans cet état-là, j'ai tendance à être...sarcastique.
"Non, j'aime juste ajouter les gens que je ne connais pas et qui ne me connaissent pas sur Facebook. Ça met du piment à ma vie."
Du tac-au-tac il me répondit:
"Elle doit être sacrément insipide votre vie, Madame."
"Tout comme ton charisme. Et Mademoiselle suffira, Alexandre. J'ai 29 ans, je ne suis pas encore grabataire."
"Encore une fois, est-ce qu'on se connaît?"
"Oh oui, mais tu as certainement oublié, c'est sûr que des SAMANTHA, t'as en dû connaître un paquet depuis 10 ans."
"Euh, vous êtes qui là sérieusement?"
Ok. J'abandonne. 
"...Va te faire voir!"

J'ai fermé la conversation, je me suis déconnectée de Facebook et je suis partie me reservir un verre (le dernier d'une longue série)...
Il se foutait de moi celui-là. Monsieur ne me connaissait pas, Monsieur pétait plus haut que son cul en me vouvoyant et m'appelant Madame et se donnait un genre avec ses phrases toutes faites. Je le hais, JE LE HAIS !! Et ce, depuis qu'on est gamin. Il est, et à toujours été, cet abruti que je ne supportais pas et qui me filait de l'eczéma. 

Argh! Quelle idée de merde de vouloir à tout prix retrouver Suzanne. Et quelle idée de merde de la part de mon psy de m'obliger à créer des liens avec des gens qui ne me connaissent déjà plus. C'est de sa faute!! A cause de lui, je suis passée pour une idiote et je me suis sentie idiote. J'ai envie de mourir, de me cacher sous ma couverture et de disparaître DEFINTIVEMENT. 
...Mais attendez... 

Mais c'est ça! Je vais disparaître. Attention, pas disparaître dans le sens "mourir" ou "décéder", ah non, j'ai 
bien trop peur de la mort pour ça, mais plutôt dans le sens "partir", loin, très loin de chez moi.  En plus, cela faisait des années que j'avais besoin de vacances! 

J'allais me couper de tout, créer un nouveau moi, prendre du recul sur ma vie (plutôt nulle pour l'instant). Bali, Johannesburg, Santiago du Chili ou Hokkaido! Je rêvais de partir là-bas depuis très longtemps.
C'est décidé, je vais enfin vivre ma vie comme je le souhaite. Partir à l'aventure! Plus d'attaches, plus de contraintes, pas de...enfin plus de famille, j'étais LIBRE!!! 
Euh mais alors par contre, il fallait que je prévienne le boulot. Je vais leur dire que je suis fatiguée du rythme qu'ils m'imposent, que je n'en peux plus et que j'ai décidé...de poser 15 jours de vacances (parce qu'après c'est trop long, on s'ennuie).
Ah merde. Il faut que je finisse le dossier des Brochet. Parce que je ne vous ai peut-être pas dit mais je suis avocate spécialisée dans les affaires familiales. Depuis plusieurs années déjà. Mais pas à mon compte. Je dépend d'un 
cabinet particulièrement chiant, mais qui a le mérite de très bien me payer. Donc bon... 

Les Brochet... il faut vraiment que je termine avec eux. Surtout que ça s'éternise. Mais j'ai comme la vague impression qu'ils me prennent plus pour leur conseillère conjugale que pour leur avocate. Ils arrivent, à bout, prêts à divorcer sur-le-champ, et puis au bout d'une heure, ils arrivent à une supposée réconciliation...qui durera 3 semaines, le temps du prochain rendez-vous. 

Tiens, je sais ce que je vais faire.
J'ouvrais mon compte mail professionnel et je m'apprêtais à leur envoyer un mail, pour prendre rendez-vous avec eux, en urgence, quand je me souvins, qu'il était 1h10 du matin et que cela allait problablement les interloquer de voir un e-mail de leur avocate à 1h10 du MATIN!!

Ça fait un peu grosse acharnée du travail qui n'a rien à faire de ses week-ends. Ou grosse empotée, toujours en retard dans son travail et qui essaie de combler ce retard en prenant sur ses week-ends. 
Hum... Je remarque que dans les deux je passe pour une "grosse". 
Bon tant pis, je leur envoie l'e-mail.
Envoyé.
Nickel! Ah, et j'oublais! Quitte à faire les choses bien, autant y aller à fond: je vais supprimer mon Facebook, maintenant, tout de suite. Histoire d'oublier ce petit passage à vide.  

Mais??
 
Quelle galère! Je n'ai jamais vu ça. Ah, là, c'est une vraie partie de cache-cache! C'est vous dire, le bouton "supprimer mon compte" est encore plus difficile à trouver que le Saint-Graal! Au bout de 25 minutes, j'eus la brillante idée de taper, comme tous les gens pas très à l'aise avec la nouvelle technologie, sur Google: "supprimer mon compte Facebook" et je tombais sur une page qui me donnait le lien pour supprimer le fameux compte dont je vous parle depuis plusieurs articles. Done. Very Well!

 

Rayée de la carte Facebook à tout jamais.
Rendez-vous avec les Brochet envoyé.
Destinations pour mes futures vacances pré-sélectionnées. 

Ma nouvelle vie commençait plutôt bien...

Quand le passé refait surface...

Le 21 septembre 2013, 01:20 dans Humeurs 0

Je ne voulais pas, je vous le jure que je ne voulais pas le faire. Alors je veux bien faire plaisir hein; écouter mon ex de psy, me soigner et aller mieux, me marier et avoir des enfants (un peu comme toute femme qui se respecte et qui approche la trentaine).

        

Mais pas ça. Vraiment. Et pourtant...

Il était tard, et comme cela faisait une bonne grosse journée que je ruminais, je me suis dit qu'il fallait vite que je fasse quelque chose avant que cette satané dépression ne prenne possession des locaux. J'avais donc deux solutions :
- boire: mais attention, dans le sens plus pour se payer une grosse cuite, qui te fracasse en mille morceaux et où tu es à ça de frôler le coma éthylique!!
-ou manger: et j'entends par là, grignoter TOUT ce qui me tombe sous la main... et qui est gras, sucré et salé bien évidemment. Ah bah oui, sinon ça ne sert à rien. 


BIENVENUE CHEZ MOI (ET DANS MON FRIGO)

Bon d'accord, c'est vrai que ce n'était pas les meilleures solutions mais c'était les seules qui se trouvaient (pour le moment) à ma portée. Et, pour bien coller au cliché de la jeune nana trentenaire looseuse qui, pour se consoler, noie son chagrin dans l'alcool, j'avais opté pour la solution n°1. D'autant plus que je disposais d'un placard rempli de boissons FORTEMENT alcoolisées. 

Et environ, 2.5g/L d'alcool dans le sang plus tard, je me retrouvais devant mon ordi, divaguant complètement, à tel point que je lui parlais... A mon ordi... Oui, vous avez bien lu, je parlais à mon ordinateur. 
Bon ce n'est pas vraiment ça qui me choque le plus, parce que même sobre je communique avec mon ordinateur, mais je suis assez saine d'esprit pour le faire dans ma tête. Là, visiblement, non. Je me souviens même lui avoir demandé s'il voulait boire quelque chose. Et il m'avait répondu que oui... 
Un conseil, les filles, lorsqu'il vous arrive d'être fortement éméchée pour X raisons, surtout COUPEZ VOTRE DISJONCTEUR! Faites en sorte de terminer votre soirée comme un juif pendant shabbat!

Aucun contact avec quelque appareil électronique que ce soit et, suceptible de vous mettre en contact avec des gens de l'extérieur. Sinon, grosse connerie en vue!

Je sais de quoi je parle, d'ailleurs j'en ai fait les frais...

 

Suzanne Guilleret

Le 17 septembre 2013, 21:54 dans Humeurs 0

Suzanne Guilleret...

Comme son nom l'indique, elle avait la joie de vivre. Toujours joyeuse, de bonne humeur, heureuse quoi.

Si je devais décrire Suzanne enfant, je dirai qu'elle ressemble à Candy du dessin animé "Les aventures de Candy". A côté d'elle, je ressemblais à Mercredi Addams (ou Wednesday Addams pour ceux qui ne supportent pas les VF).

  

 

 Mais ce n'est pas parce qu'on était différentes qu'il y avait des tensions, de l'animosité ou de la jalousie. Au contraire, on se complétait et, inconsciemment, on se rendait indispensables l'une pour l'autre. Je crois que c'est ça l'amitié. Toujours est-il qu'on avait beau être les meilleures amies du monde, on a fini par se perdre de vue. Quand ça? Je ne me souviens pas. Je crois que c'était progressif. On avait pris des voies différentes: elle en fac d'histoire et moi en fac de droit. Malgré tout, on continuait de se donner rendez-vous pour déjeuner, parler, se raconter des petits potins sur Untel, mais au fil des mois, de moins en moins, et puis plus du tout, sans même qu'on ne s'en aperçoive hein. On avait chacune notre vie et une carrière professionnelle à construire. Enfin bref...

 

Je dois admettre que le jour où j'ai décidé de créer ce compte Facebook, j'espérais la retrouver et discuter, comme avant, de tout et de rien. Rattraper les presque 10 ans qui nous avaient séparés. Alors sans trop y croire, j'ai tapé son prénom et son nom...

Rien. QUOI?

J'ai retapé son prénom et son nom, persuadée que j'avais fait une faute, oublié un "l" dans Guilleret (je n'ai jamais été bonne en orthographe) mais rien n'y faisait. La même page apparaissait:

"Aucun résultat trouvé pour votre recherche"

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Bon. Très bien. Dans ce cas, je crois qu'il n'y a plus qu'à utiliser les grands moyens.

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